Télérama
« Très certainement inspiré par son passé de mécanicien, Jean-Paul Chartier livre ici un opus d’une grande poésie. Se faisant tour à tour le porte parole de la cause freudienne et de l’écologie, cet auteur à l’écriture coloriée et sensuelle se réfère volontiers à Freud, Rigot, et Oubusse mais son inspiration favorite reste cependant Julio Iglesias dont le célèbre « Vous les femmes, vous le charme » lui a inspiré ce roman. À dévorer comme une pomme tombée de son arbre : par la fin, le début ou le milieu. » Nathalie Crom

Le matricules des anges
« Le livre est écrit au présent. Le lecteur avance en même temps que le narrateur dans la réflexion. Ils ne savent pas trop où ils vont. Mais ils vont. Tout peut encore se jouer. Cahin caha, le dispositif du temps présent crée des hésitations, produit une expérience sincères dans l’ici et maintenant. Heureusement pour le lecteur (et la littérature !), une exception à la règle vient bousculer l’ordre établi : la scène d’amour — notamment le moment de jouissance — est décrite au temps du futur. ‘‘Parce que j’aimerais qu’il dure longtemps’’ témoigna l’auteur lors de notre entretien à son domicile ligérien. ‘‘Ce n’est pas un état qui peut durer longtemps. J’espère qu’il reviendra’’. On espère aussi pour lui ! » Thierry Guichard

Le monde
« Une héroïne en transformation permanente. Au fil du roman, elle est ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Un roman chorale et dystopique où Rainbow Rowell danse avec Ella Fitzgerald. » Flora Grault

WE demain
« J’ai, premier roman écologique du XXIe siècle, met en scène une femme tombée de son arbre. Elle y rencontre, entre autres, un mécanicien qui va changer de métier en devenant arboriste. Sous l’œil attendri de la cette femme, l’homme va essayer de vivre de son arbre, avec son arbre, en le recyclant de façon illimitée »

Libération
« Multiple, universel et intemporel, l’héroïne se réinvente en permanence. Imaginatif et les pieds sur terre, disruptif par excellence, nous y mettrons un bémol : la référence au Baron perché d’Italo Calvino est exagérée. Dans le roman italien, les personnages s’engagent. Dans J’ai, ils fuient. Pour sûr, Jean-paul Chartier n’a pas écrit ce livre avec un gilet jaune. » Matthieu Lindon

Marie-claire
« Une scène d’amour somptueuse. D’aucuns la trouve-raient crue, avec des ébats très courts, mais le lecteur entre dans les sentiments de la narratrice. Enfin un homme qui se met à la place d’une femme ! Un ro-man érotico-philosophique comme on n’en fait plus. »

L’Oulipo magazine
« En dehors de la page 78, où se trouve le mot "gag", avec deux G, aucun autre G dans le livre. L’auteur a-t-il un problème avec la lettre G ? Quant au titre, l’éclairage de l’auteur s’impose : ‘’Le titre J’ai, je l’ai voulu assez énigmatique. Je l’ai improvisé puisqu’il répondait à ce besoin d’une sorte de futur au passé, le tout au présent. Une certaine jouissance du temps. Une sorte de dédoublement. Il y a un certain bonheur à dire "j’ai". Ça donne de la réassurance. Avec ce titre, je lévite‘’. »

Causette
« Enfin un homme qui comprend les femmes, enfin ! Cette prise de conscience n’existait pas dans son oeuvre jusqu’à alors, est-ce une position féministe de faux cul ? »

L’Écho de la presqu'île
« Le nouveau livre de Jean-Paul Chartier : Des femmes. Plusieurs arbres. Mais un seul point G. » Arnaud Glévarec

La gazette de La Plaine-sur-Mer
« Un récital gothico-italo-américain (sans frites) : époustouflant ! » Chéri-Bibi

J’ai, Jean-Paul Chartier, 2019

Refaite, elle avait du haut de l’arbre tant de pensées tournées vers le bas qu’il eut été fort possible qu’elle en tomba. »

De façon clinique, J’ai rend compte de la transformation d’une femme perchée sur un arbre, qui osa mettre pied à terre. Dédoublement, crise identitaire, changement de sexe, trip érotico-écolo avec un mécanicien (devenu arboriste), immersion chez les avocats puis les ouvriers, la narratrice renaît toujours.

Un roman éco-féministe écrit par un homme, à l’intime de notre contemporainéité. À la croisée d’un Italo Calvino pour sa référence au Baron perché, d’un Mallarmé pour ses combinaisons de lectures possibles (sans qu’aucune ne soit privée de sens), et d’un Coluche pour son ton concret et humoristique, J’ai fait une entrée fracassante sur la scène littéraire.

Collège Saint-Anne, Carquefou

Avec le Collège Saint-Anne & le théâtre de l’Entr’Acte